Parce que depuis une heure, je verse des larmes qui ne changeront rien, parce que depuis une heure, je sais que je le reverrai plus, parce qu'on m'a éloignée de lui.
Et les larmes coulent, mais il n'y a personne pour les sécher, je serai capable de faire une connerie, juste pour ne plus avoir à supporter ça, je ne voie même plus ce que j'écris à travers ce rideau de larmes... Et je pense à tous les bons moments passés avec lui, et je pleure encore plus, c'est maintenant des torrents d'eau qui dévalent mes joues, la seule chose que je distingue, c'est cette image, ces images, qui défilent comme si j'y étais... Parce que je me souviens de chaque moment passé avec lui, des moments si merveilleux qu'ils s'oublient pas... Et une fois de plus, des sanglots hystériques sortent de moi, et aucuns bras pour les retenir, aucunes mains pour les arrêter... Il faut m'y faire, je ne suis plus cette petite fille qui pouvait aller se consoler dans les bras de ses parents, je suis seule, et j'ai rien n'y personne à qui tout déverser... Et plus j'y pense, plus je pleure, un flot continu, qui ne s'arrête jamais... Parce que d'un coup, mon avenir vient de tomber, jusqu'à présent, je m'accrochai à cet infime espoir, mais c'est fini, le verdict est tombé, et c'est bel et bien fini... Désormais, je n'ai même plus à compter les jours qui me séparent de lui... D'un coup, j'attends plus le mercredi avec la même impatience, juste avec de l'indifférence... Je n'peux pas oublier ces yeux, ce regard, ces moments avec lui... Je peux pas oublier qu'on s'aime et qu'aucun autre ne pourra le remplacer... J'oublie pas, j'oublie rien... Parce que c'est cruel, au bout de deux mois, qu'on puisse passer que 2 semaines ensembles... J'avais tant attendu ces retrouvailles, et de nouveau la vie l'a enlevé à ma vue, mais mon coeur lui, ne l'a pas oublié, car même si les paroles s'envolent, les moments restent gravés dans mon coeur... Et j'oublie pas les heures volées tous les mercredis soirs, j'oublie pas ce long moment juste tous les deux, ou tu t'es appuyé sur moi, la tête cachée dans mes bras, comme si toi aussi, tu cherchais des bras qui puissent te consoler... A quoi ça sert d'avoir de bonnes notes, des potes, et de quoi vivre, si la vie s'est retirée de mon coeur... Parce que je peux tout simplement pas oublier, et parce que mon coeur est brisé... Désormais, ce ne sera que quelques minutes volées par-ci par-là... Ce sera ce déchirement incessant, tous les mercredis, en voyant une autre personne mettre le pied à l'étrier...Parce que tout ce qui reste, ce sont ces photos où on a l'air si heureux... Tu étais une des rares lueurs qui éclairaient mon existence, mais maintenant, il ne reste que quelques étoiles pour me permettre de voir où je mets les pieds... Mon corps survivra, mais mon coeur est déjà mort pour toi...
Je m'étais pourtant accrochée, chaque heure passée loin de toi était une heure perdue, et pourtant, je m'accrochais désespérément, j'attendais le jour où ma vie reprendrait un sens à mes yeux... Mais désormais, je n'ai plus rien, car tu es parti, au loin, si loin que je ne te distingue même plus, même si tes traits resteront gravés en moi... Et je doute de plus en plus, tellement subi de coups ces derniers temps que je crois plus, j'espère plus, de toute façon, ça sert à rien... Parce que tu crois connaitre les gens, mais ils te servent des promesses sur un plateau sans jamais les tenir... Parce que ça fait trois mois que j'attends, et que j'attends toujours, et que j'attendrai toujours... Parce que les gens te disent qu'ils t'aiment, mais au fond, ils se servent juste de toi... Parce que je doute de plus en plus, que je crois plus en rien, et que ça me stressse... Parce que je stresse de plus en plus, et que je fais plus confiance à personne, même pas à ceux que je connais et dont j'ai déjà éprouvé la fidélité, mais qui sont restés... Et les pleurs se muent en une tristesse impossible à consoler, le regard éteint, la tête pleine d'images qui ressortent à tous moments et font verser quelques larmes supplémentaires...